Rebecca Mercier Menoni
Praticienne en hypnose, nutrition et psychothérapie
Paris 14ème

18 rue Liancourt
75014 Paris

Comme nos trois corps, physique, émotionnel et mental ne peuvent être divisés, la façon dont on nourrit notre corps physique est une indication de la façon dont on nourrit nos deux autres corps. Pour moi, la vie physique n'est qu'un reflet de ce qui se passe au-delà du physique. 


L'alimentation a beaucoup d'importance depuis le tout début de notre vie car le premier contact avec la vie physique du bébé est son alimentation. Aussitôt que bébé se réveille, on lui donne quelque chose à boire. Il y a même des parents qui réveillent leur bébé pour le nourrir. Ils ne penseraient pas à le réveiller pour le bercer, le cajoler ou lui parler. Ainsi, la nourriture a continué tout au long de notre enfance à être utilisée selon la façon de vivre et les croyances de nos parents. 


Chez certains, l'enfant mange parce qu'il faut, d'autres utilisent la nourriture comme moyen de " récompense " ou de " punition " ou bien quand l'enfant a de la peine ou manque d'attention, on lui donne quelque chose à manger ou à boire. La nourriture sert donc à compenser, à remplacer ce qui manque.

 
J'ai donc constaté qu'on pouvait manger ou boire pour quatre raisons différentes : (lorsque je mentionne boire, je parle de tous les breuvages excepté l'eau). 

Par habitude

Ici se situent ceux qui boivent ou mangent par habitude, c'est-à-dire à des heures bien précises tous les jours; ou le font pour faire comme tout le monde; ou bien mangent quelque chose pour ne pas gaspiller (exemple : s'obliger à finir son assiette ou manger avant que ça se gâte); ou par peur de déplaire soit à la personne qui a préparé le repas ou qui offre quelque chose ou lors d'un repas de famille. Bref, c'est une personne qui ne prend pas le temps de se demander si elle a faim et ce qu'elle veut; ce qui la dirige c'est la notion de bien-mal, supposé, pas supposé, correct ou non ou l'opinion des autres. C'est son mental qui contrôle son estomac.


Par émotion

Une personne mange ou boit par émotion lorsqu'elle le fait pour combler un vide intérieur. Elle n'a pas nécessairement faim ou soif. Elle sent ce vide en elle et elle dit ou pense : "Qu'est-ce que je pourrais bien manger (ou boire) ?" Elle ouvre les portes du frigo ou du garde-manger et elle cherche quelque chose à se mettre sous la dent. C'est aussi le genre de personne qui mange debout ou rapidement sans trop se rendre compte de ce qu'elle absorbe.

Par gourmandise

Ici se situent ceux qui se laissent influencer par un de leurs sens. Ils ne savent même pas s'ils ont faim, mais lorsqu'ils voient de la nourriture, la sentent, y touchent, en entendent parler ou y goûtent, ils ne peuvent dire non.

Par faim

Une personne mange ou boit par faim lorsqu'elle est consciente de vraiment avoir faim ou soif de quelque chose en particulier. Elle prend le temps de se demander si elle a vraiment faim. Ensuite, elle vérifie en elle ce dont elle a besoin en offrant à son corps plusieurs options. Elle le sent en elle lorsque son corps dit oui à ce qu'elle lui propose. Si toutefois elle ne peut donner à son corps ce dont il a vraiment besoin parce qu'elle n'y a pas accès, elle en est consciente et lui donne ce qui se rapproche le plus, en tant qu'élément nutritif.


Pour savoir quelle catégorie domine chez vous, je vous suggère de noter, à la fin de chaque jour, ce que vous avez mangé et bu. Notez aussi l'eau que vous donnez à votre corps. À la fin de chaque semaine, faites la compilation.

Si vous vous retrouvez dans la catégorie par habitude, votre corps vous dit que vous vous laissez trop contrôler par vos croyances dans votre vie en général. Ces dernières viennent de ce que vous avez appris. Vous êtes donc très influencé par vos peurs et par le passé. Vous ne vous fiez pas assez à votre intuition et vous risquez de passer à côté de plusieurs bonnes occasions nouvelles. Vous devez être de ceux qui résistent aux nouvelles idées qui ne correspondent pas aux vôtres. Si vous mangez par émotion, votre corps veut vous dire que vous vivez beaucoup plus d'émotion que vous voulez bien admettre. Vous êtes du genre à essayer de vous couper de votre "senti". Il se peut que vous viviez de la colère, de la frustration, de la déception, de la peine ou de la solitude, etc. et ne voulant pas voir cette émotion, vous essayez de compenser, en vous récompensant, en vous donnant de l'attention avec la nourriture.


Votre corps vous dit de plus que vous avez beaucoup d'attentes, vous attendez après les autres pour être heureux. Vous voudriez que les autres remplissent votre vide intérieur qui vient du manque d'amour que vous avez pour vous-même.


Si vous mangez par gourmandise, votre corps vous dit que vos sens sont insatisfaits psychologiquement. Vous vous laissez donc influencer par vos sens, c'est-à-dire par ce que vous voyez des autres, vous entendez, vous ressentez. Vous êtes du genre à vous sentir responsable du bonheur des autres et avez de la difficulté à laisser ceux que vous aimez faire leurs choix, surtout des choix avec lesquels vous n'êtes pas d'accord. Il se peut de plus que vous ayez la critique facile. Comme votre bonheur dépend du bonheur des autres, lorsque vous vous sentez en état de manque de bonheur, vous mangez par gourmandise.

Lorsque vous mangez par faim, vous pouvez en conclure que vous faites la même chose dans d'autres domaines de votre vie. C'est-à-dire que vous avez la sagesse de vous poser des questions avant d'agir, de parler ou de prendre une décision. Si vous mangez par faim 50% du temps, vous savez donc que vous gérez votre propre vie 50% du temps. C'est ainsi que vous pouvez savoir à quel degré vous écoutez vos vrais besoins dans votre vie.

 

Source : Lise Bourbeau 


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